• De René Char à Daouda...

    De René Char à Daouda,  le long de la Sorgue.

    Tu es pressé d'écrire,

    Comme si tu étais en retard sur la vie.

    S'il en est ainsi fais cortège à tes sources.

    Hâte-toi.

    Hâte-toi de transmettre

    Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance. […/…]

    (Extrait de « Commune présence » poème de René Char)



     

     

    Hâte-toi d’aller à l’Isles-sur-Sorgue pour prendre les chemins de Char longeant cette rivière et remonte jusqu’à la source ! Suis le parcours de l'homme et de l'écrivain ! Remonte du texte à ces « paysages premiers ». Parallèlement, découvre les grands thèmes de l’œuvre qui ont trouvé dans le travail des peintres, ceux que le poète nommait ses « alliés substantiels », ce prolongement auquel il était particulièrement sensible comme en témoignent ses manuscrits enluminés et ses éditions de bibliophilie ornées de gravure. « L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant. » nous dit-il.


     

     

     

     

    René Char, né le 14 juin 1907 , une parole disséminée « en archipel » selon son expression dont chaque atoll mystérieux  est doté d'une furieuse force volcanique. « Dans le tissu du poème doit se trouver un nombre égal de tunnels dérobés, de chambres d'harmonie, ainsi que d'éléments futurs, de havres au soleil, de pistes captieuses et d'existants s'entr’appelant. Le poète est le passeur de tout cela qui forme un ordre. Et un ordre insurgé. »

    René Char a toujours aimé vivre en marge de la société. Enfant, il se lie d'amitiés avec les "matinaux" sortes de vagabonds vivant au rythme des jours et des saisons. Le 20 février 1928 paraissent ses premiers poèmes aux Editions Le Rouge et Le Noir (il aimait d'ailleurs beaucoup ce roman de Stendhal) sous le titre "Les cloches sur le coeur", poèmes écrits entre 15 et 20 ans.

     

     

    Pendant l’Occupation sous le nom de Capitaine Alexandre, il participe, les armes à la main, à la Résistance, « école de douleur et d’espérance ». Il commande le Service Action Parachutage de la zone Durance. Son QG est installé à Céreste (Alpes de Haute Provence). Le recueil qu'il en tire Feuillets d’Hypnos peut se lire comme des « notes du maquis ».

    Le poète  meurt d'une crise cardiaque le 19 février 1988. En mai de la même année, paraîtra un recueil posthume "L'éloge d'une soupçonnée".

     

    Le 29 septembre dernier, une classe du Lycée Ampère de Marseille a suivi les traces de René Char et un élève avait emporté une caméra. Il a filmé quelques instants de ce voyage pédagogique avec sa sensibilité. Son court-métrage est proposé sur le site du lycée. Suivez son regard ! Ecoutez le petit texte qu’il a écrit à la fin de la sortie… 

     
    Cliquer sur l'adresse ci-dessous pour accéder à la vidéo du Lycée Ampère

    http://www.lyc-ampere.ac-aix-marseille.fr/Eleves/ProjetPoesie2009/index.html

    Il y avait d’abord une voix. La voix d’un autre.  Ce qui est venu d’une voix retourne donc à la voix comme une longueur d’ondes… Anticorps - longueur d’Ombre est le nom de scène de Daouda Dananir, slameur-rappeur vivant dans les quartiers nord de Marseille. Il habite une cité dont le doux nom de « Busserine » abrite des conditions d’existence difficile. Il a le goût des mots qu’il fait chanter et ce talent lui vaut déjà une réputation qui grandit chaque jour par le bouche à oreille. Tout en préparant son bac pro au Lycée Ampère de Marseille, il vit dans le bouillonnement d’une culture vivante, toutes fibres dehors.


     


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